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ESPACES VERTS, ESPACES CITOYENS

En conformité avec nos promesses électorales nous travaillons à l'amélioration de la qualité environnementale à VLG.
 
Trois dossiers lourds occupent la majorité de nos travaux : améliorer la qualité de l'eau captée et distribuée - régler le problème de nos stations d'épuration déficientes - diminuer la quantité de déchets à gérer. Ces trois dossiers nécessitent des approches techniques complexes pour lesquelles nous devons recourir à des bureaux d'études spécialisés et des organismes spécifiques. Les travaux avancent dans ce domaine, d'une manière à nos yeux trop lente mais ils avancent, et les premiers résultats seront tangibles courant 2009 :
- plan d'action pour l'eau suite à l'étude BAC
- choix d'un site et d'une filière pour la station d'épuration
- création d'un centre de tri et de méthode de collecte pour les déchets.
 
Cependant, ces efforts ne pourront porter leurs fruits qu'avec une compréhension des enjeux par les habitants et leur acceptation des dispositions nouvelles à prendre.
 
Pour cela, il faut qu'une information claire circule.
 
Par exemple, pour la qualité des eaux, les premiers résultats montrent que les caractéristiques hydrographiques, géologiques et pédologiques de notre commune font que toute pollution de nos sols se retrouvera (plus ou moins vite et plus ou moins diluée) au point de captage. En conséquence, il faudra admettre qu'on ne peut à la fois exiger une eau du robinet non polluée par les herbicides et demander aux services d'entretien des espaces verts de traquer la moindre mauvaise herbe à coup de produits nocifs. Nous devrons apprendre à trouver supportable quelques liserons ou coquelicots devant chez nous ou à les arracher nous-même.*
Car si les pollutions d'ordre agricole seront à maîtriser ou le sont déjà, il reste les pollutions annexes (voiries, jardins privés, voies SNCF, …) qui ne sont pas contrôlées.
 
Dans le même ordre d'idée, il faudra apprendre à supporter que certains espaces verts peu fréquentés de la commune ne soient plus traités aux débroussaillants ou tondus aussi régulièrement. Nos grands paysagistes contemporains, comme Gilles Clément, ont fait l'éloge des graminées sauvages et autres vagabondes, sources de beauté dans nos paysages. Par ailleurs, les vignerons les plus avisés ont compris l'intérêt de limiter leurs désherbages sur les sols en pente.
 
En ce qui concerne les déchets, leur volume est en augmentation constante et la situation devient ingérable pour les communes qui dépensent des budgets colossaux pour y faire face. Les habitants, quelque soient les modes de traitements et de collectes retenus, peuvent améliorer considérablement les choses. Par le tri volontaire et les apports aux déchetteries bien sûr, mais aussi et surtout, par une réduction volontaire de leurs déchets à la source (achats moindre de produits sur-emballés, compostage des déchets végétaux, …).
 
Pour améliorer la santé publique et les finances communales (donc les finances de tous), il y a donc un rôle citoyen à jouer pour chaque habitant, sans perte de bien être, tout au contraire.
 
Robert Baeli

*Au Canada, des régions ont interdit le désherbage chimique des lieux publics quand il s'agit de raisons purement esthétiques. Cela pour préserver la santé des gens qui les fréquentent et la qualité de l'air et des eaux (et au passage, économiser des budgets).
La Belgique impose le long de ses routes le fauchage tardif qui préserve les équilibres faunes / flores et la biodiversité.

Plantation d'un verger de collection
16 pommiers, 13 variétés de l'Yonne et du Gâtinais
 
Cette réalisation de Gilles Rozé et Robert Baeli, conseillers municipaux, avec les services techniques de la commune, a plusieurs objectifs :

 

- Témoigner de ce que pourrait être une production alimentaire de proximité :

Aujourd'hui les pommes sont souvent produites très loin de leurs lieux de vente dans la grande distribution (comme la Granny d'Amérique du Sud). Le coût écologique et financier du transport  pourrait être évité par une relocalisation d'une production plus artisanale créant un circuit court entre le producteur et le consommateur ;
 

- Retrouver la diversité des goûts et des aspects perdue par la standardisation des productions industrielles :

Au XIXème siècle, un voyageur aurait pu goûter plusieurs milliers de variétés de pommes différentes en parcourant la France. Aujourd'hui on ne trouve quasiment plus que quatre ou cinq variétés du nord au sud dans les rayons de nos grandes surfaces.

Du Pays d'Othe au Gâtinais, nos terroirs produisaient un grand nombre de variétés de pommes adaptées aux caractéristiques des sols et du climat. Leurs goûts et leurs aspects étaient variés. Ces pommiers de plein vent nécessitaient peu d'entretien et donnaient de généreuses récoltes de fruits destinés à la table et à la fabrication de cidre. Différentes  associations, comme Slow Food  (http://www.slowfood.fr/france) s'efforcent de valoriser partout où cela est possible une culture des saveurs et des goûts menacés par la banalité agressive des fast food..
 

- Conserver la biodiversité et un patrimoine ancestral

Sélectionnées par le savoir paysan depuis quelquefois plusieurs siècles, ces variétés étaient de courtes ou de longues conservations et de précocités très différentes. Les changements dans le commerce et les comportements alimentaires ont entraîné l'abandon progressif de ces diversités variétales. Replanter ces variétés anciennes en voie de disparition est important pour le cas où, des maladies surgissant dans les variétés modernes, il serait nécessaire de puiser dans un patrimoine génétique plus large. En France, l'association des Croqueurs de Pommes (http://www.croqueurs-de-pommes.asso.fr/ ) donne aux amateurs conseils et assistance pour continuer à sauvegarder ce patrimoine de fruits de variétés anciennes et locales.
 

- Inciter à produire sans pesticides ni engrais chimiques

Ces variétés doivent à leur adaptation spécifique à chaque lieu une meilleure résistance aux maladies. Cependant, si l'absence de traitement laisse apparaître quelques défauts, il faut apprendre à l'accepter comme la contre partie de la protection de notre environnement et ne pas regretter le calibrage et l'aspect impeccable des productions industrielles qui nécessitent de nombreux traitements pesticides. Par ailleurs des méthodes de lutte biologique (sans produits nocifs pour l'environnement) contre les parasites et les maladies existent (à Sens, le parc du Moulin à Tan les utilise avec succès).
 

- Entreprendre un plan de végétalisation de notre commune

La qualité des espaces verts d'une commune ne passe pas nécessairement par une végétalisation artificielle basée sur des jardinières dispersées ça et là. Un ensemble planté  un peu conséquent (ici 16 sujets) donnera, nous l'espérons, un aspect agréablement naturel à un espace jusqu'alors sans affectation.

Le choix de pommiers de variétés anciennes pour cet aménagement vient également d'une volonté de mise en continuité et de rappel des quelques vieux vergers subsistants dans notre commune. Près de l'ancien château d'eau, par exemple, quelques pommiers forment une belle scène qui sera mise en valeur et en cohérence lorsque les aménagements du terre plein routier proche, qui comprendra également des mêmes variétés de pommiers, sera terminé. Une sorte d'identité végétale de notre commune se dessinera alors en lien avec son passé.
 

- Ouvrir des possibilités pédagogiques avec les écoles et les jardiniers amateurs.

Dans ce nouveau verger il sera possible d'aborder, avec des publics variés, toutes sortes de thèmes allant de l'arboriculture aux contes, en passant par la cuisine et le patrimoine local.

 

Plan du verger avenue de la Gare :

Chataignier          Calville blanche        Court pendu               Grand-mère

  Bassard               Chataignier            Sebin vert                   Crapaud

Calville rouge       Calville blanche         Gros Sebin                   Nez plat

  Bassard           Locard rouge           Locard blanc       Transparente de Croncels

 

Tige (1m,70)   Taille : 12/14 ou 14/16   Greffés en pied  (écusson) sur porte greffe Bittenfelder
Mise à fruit : 3ans 

 

Appel : nous remercions d'avance les habitants de VLG qui possèdent des variétés fruitières anciennes (ou des arbres et arbustes remarquables) qui nous les signaleraient pour compléter notre inventaire en cours.

NOUS CONTACTER Mairie de Villeneuve la Guyard,
BP 7 Place de l'Hôtel de ville 89340 Villeneuve la Guyard
03 86 66 42 97 | mairie.villeneuve-guyard@orange.fr
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